Aujourd’hui, je vous présente le travail que j’ai réalisé dans le cadre d’un contrôle d’Expression-Communication.

Il s’agissait d’un exercice dans lequel nous devions mettre à l’épreuve notre savoir sur l’Historique de la Communication Verbale. Nous devions traiter de l’article “Pixar, Marvel, bientôt Disney+… Disney, un empire tout-puissant et sans limites ?” rédigé par Laurent Rigoulet.

Je vous souhaite une excellente lecture !


L’idée commune exprimée au travers des expressions “usines à divertissement”, “industrie du divertissement”, “industrie du spectacle” est celle de la communication de masse.

Apparue dans les années 1920, l’expression “mass média” décrit le phénomène d’industrialisation des médias populaire: l’offre précède la demande. Dans le cadre des loisirs, les objets de consommations son fabriqués en série. Ils voient en conséquence leur prix baisser.

De ce fait, on assiste à une déferlante de produits calibrés, aseptisés conçus pour plaire au grand public. On retrouve cette volonté d’abondance dans le terme “usine à divertissement”. L’œuvre devient produit, et le titre devient une marque: les rachats des différents labels par The Walt Disney Company vont dans ce sens.

On note également la vision globale, la vision d’ensemble de la société qui bâtit ses marques dans différents produits: les parcs à thèmes, les films, les séries et produits dérivés font de ses personnages des incontournables de la culture populaire et donc de l’imaginaire collectif. Ce processus a pour ambition de s’adresser au plus grand nombre, car comme le disait Karl Marx “les loisirs remplacent la religion comme ‘opium du peuple’”. Cet opium est la vocation de Disney.

La liberté d’expression est également menacée: la censure effectuée par la multinationale sur ses propres programmes même si “aucune autorité ne lui en fait la demande” démontre la volonté de ne “heurter personne” qui aseptise ses productions. Dans la théorie de l’Agenda, Mr Combs et Dr Shaw explicitent que les médias ne disent pas aux gens ce qu’ils doivent penser, mais à quoi ils doivent penser. Disney focalise donc l’attention du spectateur sur un monde plus “divertissant” que le notre.

Dès lors qu’on limite ses propos, un œuvre perd de sa matière, de son sens, mais également son message. Le contrôle des productions Disney va dans ce sens.

De plus, selon Brett Heinz, “une société comme Disney a le pouvoir […] d’influencer la politique et le gouvernement” comme le montre le ‘décret Mickey Mouse’ avec lequel ils ont obtenu une extension de vingt ans des droits d’auteurs.

On peut donc en conclure que la liberté d’expression est menacée par le monopole de Disney.

Tout d’abord, l’internaute voit Hollywood comme une “zone de guerre”, car c’est à Hollywood que se fabriquent aujourd’hui les blockbuster qui font des milliards de recettes. Mais cette industrie Hollywoodienne s’applique également a présenter une certaine vision du monde: le rêve Américain en fait partie (Walt Disney lui même étant une figure du cette vision).

Puis, l’internaute évoque les “fermes Disney” qui élèvent une nouvelle génération. Ces fermes à contenus qui délivrent sans cesse de nouveaux produits dédiés au divertissement de masse. Et cette nouvelle génération condamnée à consommer, vivre et penser Disney.

Cette industrie est aujourd’hui partagée par de grands conglomérats tels que ComCast (qui voulait également racheter la 21st Century Fox) et Disney. Et tous convoitent cet influence.

Mais plus encore, selon Bored Panda, “Disney [rachètera] les Etats Unis D’Amérique, et [créera] les Etats Unis de Disney…”. Ces mots sont plein de sens: ils reflètent la capacité financière et politique de Disney. Sa large influence sur les Etats Unis et sur le monde est l’image de son appétit vorace capable de racheter à prix d’or des franchises lucratives. Car ce sont ses licences qui font prospérer son influence.

Finalement Bored Panda présente ici une vision pessimiste de notre futur. Un futur dans lequel Disney serait omniscient, car il irait au delà du divertissement pour contrôler notre mode de vie et notre manière de penser.

On peut donc dire que cet internaute envisage un avenir dystopique.

Je ne suis pas d’accord avec Bored Panda sur sa vision de “l’empire Disney”.

Le divertissement est pluriel

Tout d’abord, je crois que de nombreuses compagnies du divertissement feront encore et toujours subsister la pluralité des points de vus sur le monde. Quelque soit leur taille, il existe une pléiade de compagnie qui dédient leur existence à l’art: leurs œuvres sont engagées et donc engageantes et ne sont pas penser pour plaire à tout le monde. De nombreux studios d’animations viennent contredire et géants Disney et Pixar, comme de nombreux cinéastes se consacrent à des films uniques et qui changent notre manière d’entrevoir le cinéma.

D’autres ont essayé

Ensuite, je pense que Disney n’est qu’une infime partie de ce vaste univers qu’est le divertissement. De nombreuses compagnies du divertissement de masse telles que EuropaCorp -conglomérat créé par Luc Besson suite à ses succès en salles- ont également compris la recette pour mettre au monde des blockbusters. Mais contrairement à Disney, EuropaCorp n’a pas accompli le rêve de son créateur qui était de construire un géant du cinéma. Aujourd’hui, le colosse de Luc Besson chute a perdu de sa grandeur. Est-ce là peut-être un avant goût de ce qui attend The Walt Disney Company.

Mais qui détrônera Disney ?

Enfin, Bored Panda contredit mon objectif, car mon rêve est d’aller concurrencer Disney. On ne compte plus le nombre d’articles qui présentent une jeune start-up qui veut à elle seule concurrencer l’ogre Disney. Ankama, Rovio, Melty, Webedia… Ces noms ne vous disent surement rien. Ces quelques entreprises ont tenté ou tentent actuellement, de plusieurs manière, de se confronter à Disney. Sans succès. Pour moi, ces entreprises sont l’image même du succès de Disney. Se réinventer, repenser sa stratégie et développer ses franchises sont un point important certes. Mais très peu des ‘nouveaux Disney’ ont su faire la différence. Quand Georges Lucas a revendu ses entreprises à Disney, il a également revendu son rêve de faire face à Hollywood et à son monopole dément.

Ces échecs me confortent dans l’idée que cette recette n’est pas une formule viable, du moins sur le long terme. Car à son échelle, Disney à soif de nouvelles marques déposées. Mais les consommateurs ne seront pas dupés longtemps face à la nouveauté des autres usines à contenu.

Disney est doué d’un trésor de Guerre, certes, mais son inertie le perdra.

Sources pour mon argumentaire:

  • PVR #30 : LUC BESSON – HÉROS OU ESCROC ?, La chaîne de P.A.U.L, aout 2017 https://www.youtube.com/watch?v=b1WzUs0mdTk
  • « Star wars »: Comment Georges Lucas a cassé son jouet (et le notre) de ROMAIN BRETHES sur LePoint.fr, 2019 https://www.lepoint.fr/pop-culture/comment-george-lucas-a-casse-son-jouet-et-le-notre-26-12-2019-2354813_2920.php
  • Rovio sera-t-il le futur Disney ? , 2014 https://www.presse-citron.net/rovio-sera-t-il-le-futur-disney/
  • Ces Français qui font peur à Disney par Romain Brethes, LePoint.fr https://www.lepoint.fr/culture/ces-francais-qui-font-peur-a-disney-03-04-2011-1314663_3.php
  • « Il était une fois Melty » de William Réjault, 2017 aux édition Michel Lafont

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